INFOS LES N° DE TELEPHONE


N'appelez pas le 08 90 43 02 61 ! Ce numéro peut vous coûter cher. Selon la préfecture, il s'agit de la dernière arnaque téléphonique en date. Généralement, les personnes dites vulnérables sont les cibles de ces entourloupes.

"Des sociétés démarchent les personnes vulnérables et les incitent à les rappeler en se faisant passer pour un service d'assistance", précise la préfecture dans un communiqué en date du 16 août 2016.

Depuis quelques temps, les arnaques de ce type se seraient multipliées. Et les méthodes utilisées seraient aussi diverses que variées. La première ressemble à celle décrite par la préfecture.

L 'abonné reçoit un SMS l'informant qu'il a un colis a récupérer à la Poste. Or, il n'appelle pas l'opérateur de service. Mais, il compose un numéro surtaxé.

   Visuel sur circulant sur le web et prévenant des arnaques téléphoniques. DR 
La deuxième méthode vise, principalement, les responsables de services financiers des entreprises. Ces derniers reçoivent un message de leur patron. Celui-ci dit être bloqué hors du territoire. Bien entendu, il réclame l'aide de ses collaborateurs et un bon vieux virement sur son compte. On nomme ce procédé "l'arnaque au président".

"Ca va très loin en ce moment", assure Luc Donnet, chargé de mission intelligence économique Antilles au sein de la Direction des entreprises de la concurrence, de la consommation du travail et de l'Emploi (DIECCTE).

L'intégralité de l'entretien de Luc Donnet. Ecoutez. 

Du coup, face aux "plaintes régulières de consommateurs" formulées à la DIECCTE, la préfecture rappelle qu'un dispositif permet de procéder à la fermeture de ces numéros surtaxés.

Elle fait donc appel aux victimes. Ces dernières ont la possibilité "d'alerter gratuitement les opérateurs de téléphonie par SMS" en composant le 33 700 et en écrivant spam vocal suivi du numéro suspect. Le signalement est également possible via le site internet 33700.fr.

Les abonnés peuvent également prendre des mesures plus radicales pour se prémunir de ces pratiques. Ils doivent alors s'inscrire sur le site www.bloctel.gouv.fr.

Attention au « vishing », la nouvelle arnaque par téléphone

Des escrocs utilisent une nouvelle méthode, appelée « vishing », pour soutirer de l’argent aux personnes crédules. Les périodes qui suivent les déclarations d’impôts, comme en ce moment, sont particulièrement ciblées et voient les arnaques de ce genre se multiplier.

La date limite pour la déclaration d’impôts en ligne est dépassée, depuis le 5 juin. S’ouvre désormais une période propice aux escrocs et leur technique du « vishing », comme le signale le magazine Capital. En constante augmentation, cette méthode permet notamment de soutirer leurs numéros de carte bancaire aux personnes crédules.

Comment fonctionne le « vishing » (contraction de « voix » et d’hameçonnage, « phishing », en anglais) ? Un particulier reçoit un appel d’un serveur vocal, sur son téléphone. Une voix préenregistrée, soi-disant pour le compte des services fiscaux, indique, par exemple, qu’il y a eu une anomalie sur le dossier fiscal de la personne. Pour corriger cette erreur (et éviter toute « pénalité »), le message indique qu’il faut rappeler à un numéro de téléphone. Ce numéro est fortement surtaxé, à 5 € la minute.

« En constante augmentation »

Si la personne appelle, elle tombe sur une autre boîte vocale, voire sur une véritable personne. Là, on lui demande ses identifiants bancaires : numéros de carte bancaire, date de validité, cryptogramme, numéro de compte… Une fois les numéros récupérés, l’escroc peut s’en servir pour faire des achats sur internet, voire accéder au compte bancaire… et le vider.

Selon la Direction générale des finances publiques, « le nombre dappels téléphoniques frauduleux censés émaner des services « impôts » est en constante augmentation. La Direction générale des finances publiques est totalement étrangère à ces pratiques et invite les usagers à ne pas donner suite à ces appels ».

Les personnes victimes d’escroquerie sont invitées à contacter la gendarmerie ou la police. (Photo d’illustration : Artem/Stock Adobe)

De son côté, la gendarmerie nationale, sur le site du ministère de l’Intérieur, précise que ce type d’arnaque ne se limite pas aux impôts, et décrit une autre méthode : « Une personne appelle une victime potentielle en se faisant passer pour quelqu’un du département de sécurité Visa, Master Card ou simplement de son établissement bancaire. Elle lui signale que sa carte de crédit a été utilisée pour un achat plus que douteux et lui demande si elle est à l’origine de cette opération. Sa réponse étant négative, elle lui attribue un numéro de contrat de fraude, donnant ainsi à l’appel un aspect réaliste, puis lui demande de communiquer les coordonnées de sa carte bancaire, afin de vérifier qu’elle est toujours en sa possession. »

Ne surtout pas rappeler !

Dans les deux cas, il ne faut évidemment pas appeler les numéros indiqués ni communiquer ses numéros de carte. Aucune banque ni aucun service fiscal ne vous demanderont vos numéros de carte par téléphone. Seuls les numéros de téléphone figurant sur les documents officiels (avis ou déclarations d’impôts) ou le numéro Impôts Service 0810 467 687 sont fiables pour contacter les services des Finances publiques.

Selon la gendarmerie, « les fraudeurs jouent sur une vulnérabilité psychologique du consommateur en créant en lui un stress et un faux sentiment durgence, lié à la possibilité davoir été fraudé ».

Ces méthodes rappellent celles dites de « phishing », le hameçonnage par e-mail, pour lesquelles les particuliers sont désormais plus méfiants.

Un signalement de ce type d’agissements peut être effectué sur le site internet-signalement.gouv.fr ou via le numéro vert gratuit 0 805 805 817. Les victimes d’escroquerie sont invitées à se présenter à un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie et à informer leur établissement bancaire.

 



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