MASSACRE EN VUE

Nouveau contrôle technique 2018 : massacre en vue !

À partir du 20 mai prochain, dans un mois jour pour jour, le contrôle technique automobile va changer de visage. Et l'on va certainement assister à un jeu de massacre. Il va se durcir, être plus long, plus cher. De nombreux défauts non soumis à contre-visite vont le devenir. Et une nouvelle catégorie de défauts, dite "critique" apparaît. Faut-il avoir peur de ce nouveau "CT" ? Caradisiac vous répond, et vous aide à le préparer au mieux.

Il a fait son apparition en 1992. De quoi parle-t-on ? Du contrôle technique ! Un examen obligatoire, à réaliser pour la première fois aux 4 ans de votre auto, puis à renouveler tous les deux ans. Et le principe ne peut qu'être salué. Il s'agissait, et il s'agit toujours, de contrôler régulièrement l'état de sécurité de toutes les autos en circulation, afin d'obliger à réparer, ou du moins mettre à niveau, celles qui s'avèrent dangereuses à la conduite.

 

Mais depuis 1992, le "CT" n'a cessé de se durcir. Pas tous les ans, certes, mais régulièrement. Afin d'intégrer de nouveaux points de contrôles, de nouvelles anomalies potentielles à sanctionner. Mais cette année c'est un véritable changement de braquet auquel on va assister. La plus grosse mise à jour qui ait jamais eu lieu ! On peut dire merci à l'harmonisation européenne, cause de ce durcissement. Et on peut craindre un vrai massacre !

Pensez donc, pour les véhicules particuliers, il passe de 124 à 132 points de contrôle, mais aussi de 411 à 606 anomalies potentielles, conséquence d'un référentiel plus fin des défauts possibles. Jusqu'ici, sur les 411 points de contrôle, 178 "défauts majeurs" pouvaient conduire à une contre-visite (moins de la moitié), 3 à un report de visite, et donc 230 restaient des défauts mineurs, soumis à une simple mention, sans obligation de contre-visite.

Désormais, sur les 606 anomalies, 467 déboucheront sur une contre-visite ! Soit plus des 3/4 des anomalies ! Avec donc une obligation de réparer, et un nouveau passage en centre pour contrôler la disparition du défaut, dans les deux mois. En 2017, 18,5 % des voitures particulières ont été dans ce cas de figure. Ce chiffre devrait largement augmenter. À ce propos, la contre-visite "2018" ne se contentera plus de vérifier uniquement les anomalies mentionnées, mais toute la "famille de défaut" concernée. Par exemple, si vous aviez un souci "majeur" sur un amortisseur, c'est toute la partie "essieux, roues, pneus, suspensions" qui sera à nouveau contrôlée.

Mais il y a mieux, ou pire selon le point de vue. Car sur les 606 anomalies, 127 deviennent désormais des "défauts critiques". Une nouvelle catégorie qui fait d'ores et déjà peur. Pourquoi ? Parce que tout véhicule affecté d'au moins un défaut critique n'aura l'autorisation de circuler que le jour même du contrôle. Dès le lendemain, il sera frappé d'une interdiction de rouler... Alors même que le délai pour représenter le véhicule pour une contre-visite est toujours de deux mois ! Paradoxal, et dur...

 

Bien sûr pour bien finir, il faut s'attendre à une revalorisation du prix du contrôle. C'est logique : plus de points à contrôler, plus de temps passé par véhicule, et donc un tarif plus élevé pour la prestation. Selon les estimations des différents réseaux, le prix moyen, situé à environ 68 euros aujourd'hui, pourrait passer à 80 € ou plus. Une (petite) douloureuse qui serait à verser toujours tous les deux ans, et pas tous les ans comme une fausse rumeur a pu le faire croire. La contre-visite, souvent gratuite ou facturée 10 à 15 euros, pourrait elle aussi voir son prix bondir.

 

Nous allons détailler pages suivantes les défauts critiques les plus parlants, et les défauts mineurs devenus majeurs les plus potentiellement embêtants, mais si vous souhaitez compulser les textes de loi dans leur totalité, vous pouvez vous rendre sur cette page. On peut y consulter la version en vigueur encore actuellement, et celle qui sera en vigueur au 20 mai.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000020559004&

 

 



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